Alors que la menace du réchauffement climatique devient chaque jour plus évidente, alors que l’humanité se retrouve confrontée aux conséquences de sa vision à court terme de la nature et de sa frénésie de consommation des ressources naturelles, chacun est conscient d’avoir une responsabilité dans son rapport à notre fragile et sensible environnement. Les changements climatiques influent sur tous les compartiments de la vie en société et affectent chaque habitant de notre planète. Les réflexions de la communauté mondiale sur la nécessaire protection à long terme de notre habitat sont la pierre angulaire du concept de développement durable.
Face à l’enjeu que représente le développement durable, tout particulièrement dans sa dimension environnementale, le rôle et la responsabilité du Sport doivent être soulignés.
Au centre de la vie sociale, le sport est un divertissement familial essentiel. Il porte de générations en générations les valeurs de discipline et d’accueil, de fair-play et de solidarité, d’initiative et de responsabilité, de joie et de dignité, de respect et de soutien.
Le sport est un domaine dans lequel les individus interagissent avec leur environnement de façon intense. De bonnes conditions météorologiques, la qualité de l’air, de l’eau, du sol et de la flore sont des éléments qui, associés à un cadre naturel harmonieux, permettent à chacun de découvrir ses propres capacités, de ressentir la joie de l’effort et de la réussite, d’être en contact avec la beauté et la perfection.
Toute activité sportive, qu’elle relève de la simple distraction de plein air entre amateurs ou d’une compétition athlétique opposant des professionnels, est directement tributaire de l’état de l‘environnement. Et pourtant, l’industrie du sport compte parmi celles ayant une incidence significative sur cet environnement et qui contribuent à le polluer.
Il paraît évident que les organisateurs d’événements sportifs, ainsi que les sportifs eux-mêmes, sont directement responsable de sa préservation. Ils devraient être l’incarnation même de la prudence dans leurs interactions avec la nature, et promouvoir, par tous les moyens, les solutions et actions de nature à prévenir les atteintes au droit de chacun à un environnement favorable.
En tant que puissante organisation humaniste à l’échelle mondiale, le Mouvement olympique est pleinement conscient de cette interrelation exceptionnelle entre sport et nature. Il s’est approprié trois dimensions essentielles : le sport, la culture et l’environnement.
Le but de l’Olympisme est de faire des sports, partout dans le monde, le vecteur d’un développement harmonieux de l’humanité permettant l’émergence d’une société pacifique et soucieuse de la dignité humaine.
Le Mouvement olympique prend en permanence des mesures pour faire des Jeux un véritable exemple de mise en œuvre du concept de développement durable et un puissant instrument de sensibilisation à ses retombées fructueuses et positives.
L’agenda 21, adopté en 1999 par le Mouvement olympique, conduit les organisateurs à intégrer le plus profondément possible les principes du développement durable et de la responsabilité écologique dans tous les aspects de la préparation et de l’exécution des Jeux.
Des expériences très positives de mise en œuvre de programmes environnementaux dans le cadre de l’organisation des Jeux existent depuis les premiers Jeux « verts » de Lillehammer en 1994, il y a 15 ans.
Ces expériences ont permis au CIO de fournir aux organisateurs des Jeux les outils méthodologiques nécessaires à la planification et à l’action, tels que le Guide du CIO sur le sport, l'environnement et le développement durable publié en 2006.
Coller à la Charte olympique et aux directives du CIO, aspirer à faire sien la devise du Mouvement olympique : « Citius, Altius, Fortius ! », les organisateurs de Sochi 2014 préparent des Jeux d’hiver innovants dans le respect du développement durable et en harmonie avec la nature unique du Parc naturel de Sochi et du littoral Caucasien de la Mer Noire. Ils laisseront un héritage « vert » et riche à la Russie et à ses générations futures.
Tout cela impose de traiter avec précaution l’environnement de Sochi. Cela impose aussi de transformer la ville en capitale Olympique et de tirer le meilleur parti possible d’une croissance économique de la région considérable, génératrice de nouvelles opportunités pour ses habitants, dans le but de faire de Sochi une station de ski de classe mondiale.
Les organisateurs des Jeux d’hiver 2014 utilisent ainsi les capacités déjà existantes pour préparer et réaliser des Jeux innovants qui mettront au goût du jour le concept de développement durable, en harmonie avec les conditions naturelles uniques du lieu, et laisseront un héritage « vert » et riche.
La vision stratégique de Sochi 2014
Les bases de la stratégie de Sochi 2014 étaient déjà présentes dans le projet « Gateway to the future » qui a fait triompher la candidature Olympique de Sochi. Cette stratégie a ensuite évolué vers le projet « Diamant Olympique », qui présentait les Jeux de 2014 comme des Jeux Olympiques et Paralympiques innovants qui exprimeraient le caractère russe et feraient naître des changements positifs inspirants pour le monde entier.
« Diamant Olympique » a défini les neuf valeurs principales du Projet Olympique 2014.
Cette approche a permis aux organisateurs des Jeux de formuler leurs objectifs stratégiques essentiels : l’amélioration de l’environnement en faisant partie.
La vision environnementale de Sochi 2014
Cette stratégie est un instrument de planification vivant et évolutif, qui s’améliorera en fonction des circonstances pour rechercher des solutions optimales.
La stratégie environnementale de Sochi 2014 est une plate-forme d’engagement pour tous les acteurs du projet, dont le but est d’établir un dialogue entre les acteurs sur les questions d’environnement et de durabilité. C’est également un outil de communication qui décrit nos engagements et nos projets dans ces domaines.
Elle décrit tous les engagements, responsabilités, activités et résultats prévus de Sochi 2014 dans le domaine de l’environnement. Son caractère très général en fait une clef de voûte de toute stratégie future.
Les organisateurs des Jeux sont impatients de mettre en application les méthodes les plus novatrices, les plus responsables et les meilleures dans la préparation et le déroulement des Jeux. Ce faisant, ils adoptent une position ouverte, invitant tous les acteurs du projet à contribuer à la construction de Jeux durables et en harmonie avec la nature.
La stratégie environnementale de Sochi 2014 se base sur des programmes et des plans préexistants. Elle prend en compte les intérêts de chacun des acteurs du projet et est mise en application à travers des décisions concrètes s’inscrivant dans le cadre du processus de construction des équipements sportifs et des infrastructures.
Sa structure est basée sur quatre dimensions principales, aux noms symboliques :
La stratégie mettra en œuvre ce concept à chacune des phases des Jeux (préparation, exécution, période post-Jeux). Pour chacune de ces étapes, nous communiquerons clairement sur nos engagements, les efforts que nous feront pour les remplir et les résultats que nous en attendons et qui formeront l’héritage « vert » de ces Jeux.
La stratégie environnementale de Sochi 2014 ne planifie pas en profondeur chacune des dimensions. Elle laisse ainsi de l’espace pour une planification en détail. Ces plans, une fois détaillés, formeront un ajout indispensable à notre approche stratégique.
| Des jeux en harmonie avec la nature | Des jeux neutres climatiquement | Des jeux sans déchets | Des Jeux enrichissants | |
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Préparation des Jeux |
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Déroulement des Jeux |
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Période post-Jeux |
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Construire et mettre en scène les Jeux d’hiver dans l’environnement unique de Sochi demandent aux organisateurs d’atteindre des buts ambitieux :
La liste qui suit cite les principaux composants de l’héritage matériel que laisseront les Jeux, tout en montrant autant que possible en quoi ils démontrent nos efforts pour épargner l’environnement :
Le potentiel unique des ces Jeux nous aidera à former un riche héritage non matériel pour la région. Il nous permettra :