Des Jeux avec influence minimal sur le climat
| Engagements | Actions | Héritage | |
| Préparation des Jeux |
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| Pendant les Jeux |
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| Après les Jeux |
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La dépendance énergétique de l’humanité vis-à-vis des hydrocarbures, utilisés pour la production de lumière et de chaleur, est l’une des causes principales du changement climatique actuel. La forte production de gaz à effet de serre ainsi provoquée nous rapproche, chaque jour un peu plus, de la menace d’un désastre écologique.
La quasi-totalité des activités humaines peut être mesurée en fonction des émissions de dioxyde de carbone en résultant. Dans le même temps, en portant une attention particulière à la consommation des ressources naturelles et en créant des dispositifs de compensation, il est possible de limiter, voire de neutraliser, l’impact négatif des ces activités, qu’elles soient économiques ou autres.
Nous sommes également bien conscients que l’accès à l’eau potable constitue l’un des enjeux majeurs lié à la lutte contre le réchauffement climatique. C’est pourquoi la problématique de la gestion et de la conservation de l’eau est abordée dans ce chapitre.
Un certain nombre de défis majeurs en matière de protection de l’environnement ont été identifiés à Sochi. Les plus importants sont :
- Une pollution importante liée aux faiblesses organisationnelles des activités de collecte, de traitement et de neutralisation des déchets ;
- La contamination des eaux de surface et des nappes phréatiques, causée par des problèmes dans la gestion des eaux usées ;
- La pollution atmosphérique, qui provient essentiellement des automobiles bloquées dans un système autoroutier dont la capacité n’est pas suffisante ;
- Le surcroit de charge résultant du doublement de la population de Sochi lors de la saison touristique, aggravant la crise des services publics urbains ;
- Le développement, en-dehors du cadre défini par le plan intégré de développement de la ville, d’un urbanisme sauvage, à Sochi même et dans son environnement, ne respectant pas les exigences liées à la protection de l’environnement ;
- La dégradation d’espaces gérés au niveau fédéral, qui s’accompagne d’une détérioration progressive de l’environnement de Sochi.
Les organisateurs des Jeux d’hiver 2014 doivent ainsi faire face à un véritable défi : l’obligation qui leur ait faite dans le dossier de candidature d’améliorer la situation environnementale de Sochi autant que possible.
Les problèmes relatifs aux infrastructures de transport de Sochi, en tant que principale source d’émission de gaz carboniques, devront être traités en gardant à l’esprit les exigences suivantes :
- Le nouveau système de transport de Sochi devra utiliser des méthodes modernes de contrôle et de gestion, reposant sur les technologies de l’information et permettant un contrôle « on-line » du trafic à même d’éviter la formation d’embouteillages ;
- Le trafic automobile devra être planifié et limité dans le Parc Olympique et les parties du Parc National de Sochi où auront lieu les épreuves de montagne ;
- Les véhicules municipaux, ainsi que ceux utilisés dans la préparation des Jeux – y compris les engins de construction et autres machines spécialisées – devront être pourvues d’équipements réduisant leurs émissions de gaz polluants et imposant l’utilisation de carburants de qualité ;
- Certains des transports publics de Sochi passeront à l’utilisation de carburants propres (gaz naturel, etc.) ; les véhicules à moteur désespérément trop anciens et polluants devront être remplacés par des modèles récents et plus propres ; les règles concernant les carburants à utiliser dans le Grand Sochi devront également être durcies.
En suivant les principes de développement durable, de consommation raisonnée des ressources naturelles et de limitation de l’impact environnemental, la construction et la maintenance des bâtiments olympiques et des infrastructures, durant la préparation comme lors des Jeux, devront respecter l’environnement et être accompagnées de solutions pour limiter la consommation de ressources :
- Les projets de construction des infrastructures et ceux concernant les sites Olympiques devront être exécutés le plus efficacement possible, en faisant le meilleur usage des moyens mis à leur disposition afin de limiter les impacts négatifs (relatifs aux transports et à l’énergie) sur l’environnement de Sochi ;
- Ils devront utiliser des technologies permettant d’économiser les ressources et des solutions traduisant leur compréhension des dégâts que causent nos désastreuses habitudes de consommation excessive sur le climat mondial ;
- Des technologies et matériaux efficaces du point de vue environnemental, y compris des matériaux recyclés, devront être utilisés dans la conception et la construction de ces bâtiments et infrastructures ;
- Tous les bâtiments devront être équipés de systèmes aptes à réduire la pollution de l’environnement ;
- Le développement de l’infrastructure de transport devra comprendre un système de collecte des eaux de pluie qui écartera tout débordement des eaux de surface des routes, trottoirs, parkings et sites technologiques. Ceci permettra d’éviter que des effluents non traités ne se retrouvent dans le sol ou les plans d’eau ;
- La consommation d’eau devra être réduite et la conservation des ressources en eau améliorée, par exemple via la collecte et l’utilisation des eaux de pluie ou l’installation de systèmes de recirculation d’eau ;
- Compte tenu du régime de protection environnementale propre au Parc National de Sochi, les organisateurs des Jeux s’engageront à lui assurer une protection optimale contre les effets nocifs du transport, en attachant une attention toute particulière à la réduction maximale de toute les formes de pollution en résultant, qu’il s’agisse de pollution sonore, lumineuse ou atmosphérique ;
- Ils engageront également des projets destinés à permettre une transition des chaudières municipales du pétrole et du charbon vers le gaz naturel, tout en améliorant ces appareils sur un plan technique pour réduire leurs émissions de polluants ;
- Ils encourageront, et ce dès que possible, l’utilisation de sources d’énergie alternatives et non polluantes, par exemple à travers l’installation de chaudière au gaz dans les zones rurales pour remplacer des chaudières au charbon, bien plus nocives ;
- Toutes les nouvelles centrales construites fonctionneront uniquement au gaz naturel ;
- Les sites de construction seront strictement contrôlés. Les pratiques polluantes telles que le rejet dans la nature de déchets de construction non traités ne seront pas admises. Une attention particulière sera prêtée à la réduction de tous les types de pollution qui accompagnent la construction de bâtiments : bruit, vibration, lumière, poussière et gaz polluants provenant des machines de construction. La réduction de poussière sera réduite en recourant aux méthodes appropriées de captation de la poussière ;
- Enfin, des programmes seront mis en place afin de développer les espaces verts dans le Parc Olympique, les équipements sportifs, la ville et le Parc National de Sochi.
Ces principes de neutralité climat, instaurés pendant la phase de préparation des Jeux, amélioreront la situation écologique de Sochi tout en permettant aux propriétaires des différents bâtiments à construire de tirer un bénéfice économique de long terme des économies d’énergie réalisées.
Calcul des émissions de gaz à effet de serre
Le succès d’une compétition de sports d’hiver en extérieur dépend directement des conditions climatiques (neige de bonne qualité et basses températures).
Rendre un événement neutre climatiquement parlant signifie à la fois réduire le volume de dioxyde de carbone produit et compenser ce qui est effectivement produit par des mesures spécifiques.
Afin d’assurer une mise en œuvre effective de ce programme, nous mesurerons la quantité de gaz à effet de serre produite lors de la préparation et du déroulement des Jeux.
Ce calcul sera effectué sur la base de l’expérience innovante tirée du programme HECTOR (HEritage Climate TORino), élaboré par le Comité d’Organisation des Jeux Olympiques d’hiver de Turin (2006). Ce programme a permis de neutraliser le bilan carbone de cet événement, en compensant plus de 100 000 tonnes d’émissions de dioxyde de carbone durant les Jeux.
Le système de calcul des rejets de gaz à effet de serre pour Sochi 2014 devra permettre d’atteindre quatre objectifs principaux :
- Déterminer les sources et le volume des émissions de gaz à effet de serre, en prenant pour base le volume d’émissions de juillet 2007 ;
- Préparer des prévisions d’émissions de gaz à effet de serre pour 2014 prenant en compte l’augmentation des flux de transport et la construction des sites Olympiques ;
- Compenser les émissions de gaz à effet de serre en lançant des programmes spécifiques : réhabilitation des zones boisées, utilisation d’énergies renouvelables, économies d’énergie ;
- Attirer l’attention de tous les acteurs du projet vers les problèmes liés aux changements climatiques.
Les calculs comprendront toutes les utilisations de l’énergie (y compris l’électricité) et le transport aérien et terrestre. Le processus de calcul et la définition des programmes de réduction et d’absorption des émissions de gaz à effet de serre, seront assurés par le Ministère de l'écologie et des ressources naturelles de la Fédération de Russie, le Service fédéral pour l'hydrométéorologie et le suivi de l'environnement, l’administration de la région de Krasnodar et de la ville de Sochi, et le conglomérat public Olimpstroy.
La réalisation de ces actions destinées à réduire le nombre et le volume des émissions polluantes à Sochi devrait démontrer notre adhésion au Protocole de Kyoto.